Rectite post-radique associée au cancer du col utérin et de l'ovaire

Les femmes traitées par la radiothérapie pour le cancer du col utérin ou de l'ovaire développent souvent une rectite, une condition pénible résultant de l'inflammation de l'anus et de la paroi rectale. La rectite peut entraîner des symptômes alarmants et de l'inconfort pouvant survenir immédiatement après le début de la radiothérapie, ou lorsque ces traitements sont complétés.

La rectite aiguë survient dans les trois premiers mois suivant les traitements par radiothérapie, tandis que la rectite chronique peut durer plus longtemps et les symptômes peuvent n'apparaître que plusieurs mois (entre 8 et 12 mois en moyenne) après l'arrêt des traitements. Un traitement et des mesures adéquates peuvent contrôler les symptômes dans plus de 80 % des cas de rectite aiguë; cependant, le traitement de la rectite chronique s'avère extrêmement difficile.

Causes et facteurs de risques
La rectite associée au cancer du col utérin ou de l'ovaire est attribuable aux traitements de radiothérapie dans la région du bassin. Pendant les traitements, une dose élevée de radiation est administrée près du col utérin ou de l'utérus; étant donné que le rectum est situé près de ces organes, les traitements de radiation contre le cancer peuvent aussi endommager des tissus sains. Des études portant sur le faisceau de radiation externe ont noté que l'incidence de rectite varie de 2 à 39 %.

Les manifestations cliniques liées à une lésion du rectum en raison des radiations peuvent inclure la diarrhée et le ténesme, un besoin constant d'uriner ou d'aller à la selle, même si l'intestin est vide. En plus de la diarrhée et des douleurs rectales, les patients peuvent aussi subir des complications persistantes comme des saignements. Des saignements graves sont associés à des changements chroniques de la paroi rectale; les vaisseaux sanguins sont fragiles et en cas de lésion mineure, ils peuvent saigner facilement.

Symptômes
La rectite aiguë post-radique est très courante. Chez un pourcentage restreint de patients (environ 20 %), la gravité des symptômes exige l'interruption du traitement. Parmi les symptômes, on remarque :

  • Besoin impérieux d'uriner ou d'aller à la selle (ténesme);
  • Diarrhée;
  • Saignement rectal mineur;
  • Écoulement muqueux du rectum;
  • Nausées;
  • Crampes.

La majorité de ces symptômes disparaîtront dans les semaines suivant l'arrêt du traitement de radiation.

Entre 2 et 20 % des patients soumis à une radiothérapie abdominale ou du bassin développent une rectite chronique en raison des radiations. La rectite chronique peut avoir des conséquences beaucoup plus importantes sur la qualité de vie du patient, à cause des symptômes et de l'inconfort aggravés. En plus des symptômes énumérés ci-dessus, on peut constater :

  • Saignements graves;
  • Fistules;
  • Occlusion intestinale;
  • Rétrécissements;
  • Perforation.

Traitement
Le traitement de la rectite post-radique dépend de la gravité des symptômes. Dans la plupart des cas, des comprimés ou des suppositoires anti-inflammatoires permettent de bien traiter la rectite en réduisant l'inflammation et en minimisant les saignements. Un laxatif ramollissant les selles est aussi souvent recommandé si le patient constate que ses selles sont dures ou en cas de constipation, deux conditions qui augmentent le risque de défécation douloureuse et d'irritation de l'anus et du rectum.

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